Carte d’identité – Le Formaldéhyde

Qualité de l'air intérieur - Le Formaldéhyde

CONNAISSEZ VOUS LE FORMALDÉHYDE ? C’est un des polluants les plus présent et les plus dangereux de l’air intérieur !

Le formaldéhyde est une substance organique naturelle présente au niveau du fonctionnement biocellulaire.

C’est aussi un important produit chimique utilisé dans des secteurs très variés de l’industrie : papier, tannage du cuir, photographie, produits issus de la chimie organique, fibres artificielles, esters de cellulose, teinture et ennoblissement, résines et colles, engrais..

Dans l’environnement extérieur Les émissions atmosphériques de formaldéhyde peuvent être naturelles (terpène libéré par les feuillages, décomposition de végétaux, feux de forêts,…) ou gaz d’échappement.

Dans l’environnement intérieur, les concentrations significatives de formaldéhyde libre, sous forme de gaz inodore, mesurées dans l’air intérieur s’expliquent par la fréquence de nombreuses sources :

  • Peintures, vernis et colles
  • Panneaux dérivés du bois, bois lamelle collé, et parquets
  • Fumées de tabac
  • Textiles, nettoyants, désodorisants, etc…

Le formaldéhyde est utilisé comme désinfectant ou biocide, comme fixateur et comme liant dans des résines (produits de bricolage, entretien, revêtements des murs, sols, meubles, plastiques, etc).

En 2004, le CIRC a classé le formaldéhyde comme cancérogène avéré chez l’homme (groupe 1). En Europe, il est classé « cancérogène de catégorie 3 » (cancérogène possible chez l’homme), mais suite à une proposition plus sévère de la France, ce classement est en cours de révision.

En 2009, un nouveau groupe de travail du CIRC a en outre conclu à l’existence d’indications de cancérogénicité suffisantes chez l’Homme pour la leucémie et plus particulièrement pour la leucémie myéloïde chez l’homme sont suffisantes (Hauptmann, 2009 ; Zhang, 2009). Les indications de cancérogénicité chez l’Homme pour les fosses nasales et les sinus de la face ont été jugées limitées (Baan, 2009).

Le programme national de toxicologie aux Etats-Unis indique, dans son 12ème rapport sur les cancérogènes publié en juin 2011, qu’il existe des preuves suffisantes de la cancérogénicité du formaldéhyde fournies par des études chez l’Homme (National Toxicology Program, 2011).

Même si en Europe, la classification réglementaire du formaldéhyde reste « cancérogène de catégorie 3 » (cancérogène possible chez l’Homme), suite à une proposition française plus sévère, ce classement est en cours de révision. En France, l’arrêté du 13 juillet 2006, a ajouté les travaux exposant au formaldéhyde à la liste des procédés cancérogènes du Code du travail. La réglementation concernant le risque cancérogène doit donc être appliquée.

Dans son rapport relatif aux risques sanitaires liés à la présence de formaldéhyde dans les environnements professionnels, l’ANSES fait état d’études épidémiologiques mettant en évidence des niveaux de risque de cancer du nasopharynx associés à des expositions aériennes à long terme variées et correspondant à des secteurs d’activités professionnelles. L’augmentation du risque est associée à une exposition à une répétition de pics d’au moins 5 mg/m3 (Anses, 2009).

Depuis 2009, le cancer du nasopharynx est reconnu comme maladie professionnelle (tableau 43 bis relatif aux affections cancéreuses provoquées par l’aldéhyde formique), sous réserve d’une exposition de 5 ans liée à certains travaux (préparation du formol, utilisation dans certains laboratoires, vernissage de parquets, travaux d’extinction d’incendies…). Le délai de prise en charge a été fixé à 40 ans.

Les travaux impliquant une exposition au formaldéhyde font aujourd’hui partie des activités à risque cancérogène en droit du travail (arrêté de la Direction générale du travail du 13 juillet 2006). Les entreprises sont ainsi dans l’obligation de justifier d’actions visant à substituer son usage à un produit non nocif pour la santé ou à en protéger les travailleurs.

FRANCE

L’ANSES a proposé en juillet 2007 des valeurs-guides pour le formaldéhyde, en tenant compte des connaissances sur la pollution de l’air des lieux de vie recensées en collaboration avec le CSTB : valeur-guide de 10 µg/m3 (10 microgrammes par mètre cube) pour une exposition de longue durée. Le Haut Comité de Santé Publique (HCSP) propose de retenir :

  • 10 µg/m3 (10 microgrammes par mètre cube) comme valeur « cible » à atteindre dans 10 ans
  • 30 µg/m3 comme valeur « repère » en dessous de laquelle aucune action correctrice spécifique dans les bâtiments existants n’est préconisée ; tout en veillant à profiter de travaux de rénovation ou de changement d’ameublement pour choisir les matériaux les moins émissifs et ainsi favoriser l’évolution progressive vers l’objectif de 10 μg/m3.

MONDE

La recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) est d’avoir dans l’air intérieur une concentration moyenne inférieure à 100 microgrammes par m3 d’air (moins de 0,082 ppm) D’après l’étude française de Ineris (Avril 2004), la concentration moyenne pour l’air extérieur est de 4 à 10 µg/m3, et pour l’air intérieur de 22 à 25 µg/m3. L’application de revêtements sur les panneaux diminuent fortement les émissions de formaldéhyde, ainsi un panneau revêtu de papier mélaminé présentedes émissions de 20 à 50 fois moins importantes qu’un panneau brut. De récentes mesures d’émissions ont montées que les seuils obtenus au bout d’un mois était compris entre 7 et 20 µg/m

Analyseur de Formaldéhyde

Qualité de l'air intérieur - Analyseur Formaldéhyde

L’analyseur de formaldéhyde de InAir Solutions permet de mesurer des concentrations allant jusqu’au ppb et cela de manière continue et en temps réel.

Sa portabilité (5 Kg) en fait un analyseur capable de répondre à tout type de mesures que cela soit sur le terrain ou sur site !

FICHE TECHNIQUE

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